INFO

Alimentation. Un rapport dénonce les risques sanitaires liés à une mauvaise diététique.

Malbouffe : l'OMS alarme Nord et Sud

Article du journal Libération

 

Quelques éléments d’analyse:

1°La consommation de vin en France,
2° Les accidents de la route due à l’alcoolémie,
3° le facteur criminogène de la consommation de vin,
4°Sur le facteur démence,
5°Sur la seconde cause de retard mental,
6°Sur les 2/3 des patients hospitalisés,
7°Sur le montant présumé du coût social,
8° Sur l’intérêt, en matière de santé humaine, d’une consommation modérée de vin
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Modération, ou abstinence et prohibition ?

La loi « Santé Publique » votée par le Parlement le 30 juillet 2004, a confirmé les orientations de réduction de la consommation d'alcool en France de 30% en 4 années. La Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Toxicomanies (MILDT) est chargée, par le Ministre de la Santé , de la mise en oeuvre de cette disposition, avec les moyens financiers adéquats. Cet organisme public influencé par l'ANPAA, puissante association de 800 salariés, financée à 87% par subventions publiques, considère que la réduction de la consommation du vin est une priorité de Santé Publique...
Toute une série d'actions sont développées directement ou indirectement par le Ministère de la Santé , pour ,apparemment, réduire l'alcoolisme en France, ce qui est une mission hautement respectable, mais en réalité c'est non seulement, réduire la consommation du vin mais encore atteindre l'objectif plusieurs fois affirmé , l'abstinence totale. L'ANPAA , s'appuyant sur le principe de précaution, dévoyé par des raisonnements mécanistes aux données très critiquables ( loi de Lédermann) affirme que la seule consommation sans danger de vin est la privation totale. Selon les principes énoncés par cette association, le consommateur modéré de vin, risque l'abus en permanence.
Le parquet de Lille vient d'ouvrir une procédure sur les risques encourus par le fœtus en cas de consommation de boissons alcooliques par les femmes enceintes, l'enquête a été ouverte à la suite du signalement de trois femmes dont les enfants sont atteints du syndrome d'alcoolisme L'association Esper, qui a dénoncé les faits, met en cause l'absence de message sanitaire sur les bouteilles, le délit constitué serait : "mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée sur la marchandise et blessures involontaires.
Le Ministre vient d'annoncer (5 août 2004) qu'il met à l'étude un projet de loi destiné à rendre obligatoire un avertissement sur tous les contenants de boisson alcoolisée offerts à la vente au public, concernant les risques de syndrome d'alcoolisation fœtale pour les femmes enceintes.
C'est une dérive sociologique et judiciaire à l'américaine de surprotection ayant comme corollaire des situations parfois ubuesques rencontrées aux USA : « le feu crée par ce camping-gaz peut vous brûler, ou bien les « armes à feu peuvent blesser ou tuer ». A quand un avertissement sur les tableaux de bord des voitures : « conduire est dangereux voire mortel ».
Encore une fois, on fait l'amalgame entre alcools forts et vin, ceci est tout, sauf raisonnable et équilibré. Si le ministre impose par voie législative un texte sur les bouteilles de vin, il devrait être le suivant : « la consommation modérée de vin est bénéfique pour la santé dans la limite de deux à trois verres de vin par jour, sauf pour les femmes enceintes qui doivent s'abstenir du fait de leur état »

Que faire ?

Lors de l'examen en deuxième lecture du projet de loi de développement des territoires ruraux au Sénat, un amendement 169 rectifié bis a été adopté dans la nuit du 5 au 6 mai 2004 visant à modifier l'article L. 3323-4 du code de la santé publique en matière de publicité en faveur du vin. Cet amendement permettrait, s'il était confirmé par l'Assemblée Nationale, aux régions viticoles françaises, de mieux faire valoir la qualité et l'originalité de leurs productions. Cette démarche est proche de celle du Parlement Madrilène qui a voté en mars 2003 une loi reconnaissant au vin espagnol la qualité d'un produit alimentaire pour lequel la publicité et la communication sont sans restriction particulières.
A la suite du vote sénatorial français, une pétition nationale « Sauvons la loi Evin » a été lancée par l'ANPAA et diverses structures associées. Ils annoncent à ce jour plus de 5000 signatures. Selon leurs auteurs, l'amendement voté au Sénat aurait pour conséquence « une augmentation de la consommation de vins, donc une aggravation de la situation car le vin, quelles que soient son appellation et sa qualité, contient 12 % d'alcool et l'excès d'alcool, est un déterminant majeur de santé publique ».
La Cour d'Appel de Paris dans un arrêt du 9 juin 2004 a confirmé l'ordonnance rendue le 6 janvier 2004 par le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris, condamnant le BIVB (Bourgogne) pour publicité illicite, a la suite d'une action de l'ANPAA.
Le Livre Blanc « La place du vin dans la Société » fruit d'un travail collectif d'élus au Parlement et de toute la filière viticole, a été remis au premier ministre le 28 juillet 2004. il comporte deux revendications : un assouplissement de la Loi Evin , afin de faciliter la promotion collective des vin, et la création d'ici fin 2004 d'un "Conseil de la modération"associant les pouvoirs publics, les professionnels et les "organisations et associations concernées". Parmi les rédacteurs, le professeur Paul Henri Cugnenc spécialiste de chirurgie digestive et cancérologique à l'Hôpital Pompidou à Paris, vigneron à Thézan les Béziers, est une référence incontestée du monde médical. Au moment de la remise du « Livre Blanc »le Premier ministre a déclaré que le gouvernement ne laisserait pas lettre morte ce livre et qu'il en tirerait des conclusions dès l'automne. Tout ce qui précède démontre le contraire de cette orientation.
La consommation du vin est, maintenant sans faux semblant, l'accusée principale de l'alcoolisation de la société française, accusation formulée par des structures et des personnes, financées directement ou indirectement, en grande partie par des Fonds Publics.
Par une série d'amalgames déloyaux, la consommation de vin est accusée d'altérer la santé des français, de provoquer de l'insécurité sur les routes et dans la société, d'induire un coût social très important, d'être le facteur principal de démence, la 2° cause de retard mental...
Nous sommes un groupe de professionnels de la filière viticole, de scientifiques, ou simplement de connaisseurs attachés au « Vin culture », et nous contestons l'objectivité de ces accusations outrancières, qui mettent en péril un activité exportatrice équivalant à la valeur annuelle de 103 Airbus ou 500 rames de TGV !!!. Comment pouvons nous valoriser nos vins sur le marché international si notre propre pays considère qu'il s'agit d'un poison !!! Vous trouverez ci après nos arguments.
Nous souhaitons réunir sous ce texte le plus grand nombre possible de signatures, afin de démontrer la force des convictions que nous exprimons au nom de nombreux français. Remplissez le formulaire ci après et validez votre vote. Au nom de la filière viticole française, scientifiques de la recherche, ingénieurs, techniciens, vignerons de la production, industriels et fournisseurs de matériel de culture, de cave, de conditionnement, de bouchage, imprimeurs d'étiquettes et de documentations, agences de communication, commerciaux qui dans tous les pays consommateurs du monde oeuvrent à la mise en marché de nos vins, au nom des clubs œnophiles, et des nombreux consommateurs modérés et raisonnables que comporte notre pays, soyez en remercié.

Le Groupe de Travail Manifeste Vigne et Vin :
Jean CLAVEL (Vigneron, historien et écrivain),
Fabrice DELORME (Responsable de caveau),
Said FAITOUT (Agent Commercial).

SIGNATURE - Pétition de soutien

 

 

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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.